Les Tribulations d'une famille sur les routes de la soie” /> User-agent: Googlebot allow: /

06 novembre, 2007

Montgolfière d'être chinois

Vol en montgolfière à Yangshuo - Sud Chine

Montgolfiere
De part le monde il y a des paysages qui s’apprécient pleinement vu du ciel et en particulier à bord d’une montgolfière. C’est le cas par exemple de la Cappadoce en Turquie et ces dizaines de ballons qui décollent tous les matins, ou même de la France avec le survol très prisés des Châteaux de la Loire et du Mont Saint Michel. En ce sens, Yangshuo, avec ses formidables paysages de montagnes karstiques, se devait de proposer une telle prestation.
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beau paysage-
L’occasion de tenter l’expérience me sera donnée grâce à la générosité de Yannick et Patrick, qui m’ont offert un vol en leur compagnie (compter 70 euro/pers ; à titre indicatif un vol en France revient entre 200 et 300 euro/pers.). Je fus tellement emballé par cette balade, que deux semaines plus tard j’encourageais à leur tour mes parents, mon oncle et leurs amis de s’envoyer en l’air. Philippe, Lin Lin et Enzo, furent également de la partie.


paysage de Chine-
Les vols en montgolfière dépendent étroitement des conditions météorologiques : vents faibles, absence de pluies, une pression atmosphérique supérieure à 1020 millibars, et une température extérieure pas trop élevée. Le seul moyen de réunir toutes ces exigences c’est de décoller tôt le matin ou en fin d'après-midi quand l'air est calme et stable. Si à Yangshuo ces conditions sont souvent réunis, en revanche l’air est constamment saturé d’humidité et une brume persistante voile ce paysage magnifique. L’ambiance mystérieuse est garantie, mais dur dur pour les photographes !

Paysage de reve-
Les aéorostiers et le personnel au sol sont tous chinois. D’emblée nous sommes frappés par leur jeune âge. Et pourtant, avec leur talkie-walkie et appareils de mesure en main, ils se sont révélés suffisamment professionnels pour nous diriger à bon port. Les accidents restent rares et en général sans grandes gravités. Le seul moment un peu casse-cou de la balade peut se produire à l’atterrissage, lorsqu’il s’agit moins de diriger que d’espérer que cette énorme masse n’ira pas finir sa course dans l’eau d’une rizière, entre les rangs serrés des vergers, ou contre l’une de ces innombrables et provocantes collines érectiles (en 2004 un mauvais atterrissage se termina par le rapatriement, sur Hong-Kong, de deux blessés graves ).
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acrobates chinois
En ce qui nous concerne, notre pilote manqua son point de chute pressenti pour aller gentiment s’écraser sur les bases d’une colline. Le balancement du ballon, arrêté dans son élan, nous projeta les uns sur les autres contre les parois de la nacelle. Personnellement j’ai eu la chance d’être amorti par les formes généreuses de deux jeunes américaines qui nous accompagnaient. J’en demandais pas tant ! Elles non plus... visiblement contrariées par la brutalité de l’atterrissage !
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cinq semelles en ballon-

Mais revenons au décollage. Les manœuvres de gonflage s’effectuent rapidement en pulsant de l’air chaud dans l’enveloppe. Puis, les passagers enjambent les parois de la nacelle, celle-ci pouvant contenir jusqu’à 6 personnes. Ce qui nous a surpris dans un premier temps - outre le bruit effrayant des brûleurs qui commençaient à faire regretter à quelques dames d’être montée dans cette galère ! - c’est la chaleur dégagée par le propane en combustion. Chacun baissait la tête de peur de perdre les derniers cheveux qui lui restait !
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La Chine surchauffe

Panier de crevettes grillées-
Dés le décollage, tout en douceur, on se sent très à l’aise. Il n’y a pas de sensation de vertige. Le panier est très stable et l’on ne ressent aucun balancement. Sachant que la montgolfière se déplace au grés du vent, il n'y a pas de courant d'air à bord de la nacelle. Le pilote contrôle uniquement l’altitude du ballon en chauffant plus ou moins l’air à l’intérieur de l’enveloppe.
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En route vers l'infini
Mais dés que les brûleurs sont éteints tout devient féerique, avec cette impression de flotter dans l’espace, de ce déplacer imperceptiblement. Et pourtant, le pilote, à la recherche de courants favorables, monte et redescend sans cesse le ballon. Parfois celui-ci est à quelques mètres du sol, il flirte avec les bosquets de bambous, frôle les orangers et les bananiers. Les buffles paniqués s‘extirpent des rizières en courant, puis le ballon se faufile nonchalamment entre les pics de quartz, pour remonter se perdre dans la brume à plus de 800 mètres d’altitude, et nous laisser tout pantois face au spectacle d’un ciel crépusculaire et nuageux percé par les dernières lueurs du jour. Sublime !

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paysage chinois-

Pendant que les deux montgolfières, empruntées par le groupe de mes parents, sillonnaient le ciel, j’accompagnais en véhicule le personnel au sol chargé de réceptionner les ballons. Pas facile de les suivre, car eux mêmes ne savaient pas trop ou le vent allait guider les montgolfières. Avec leur camionnette ils allaient et venaient sur les chemins, faisant plusieurs fois demis tour, s’arrêtant ici et là, et essayant d’anticiper l‘emplacement de l’atterrissage. Finalement, ce jour là, les flux atmosphériques furent bénéfiques et les deux ballons firent un approche quasiment au même endroit, tout en douceur, sur le tarmac encore frais de l’autoroute «Canton-Guilin» en cours de construction.
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Le plus dur sera la chute-
Nous n’avons pas eu le droit au traditionnel «toast des aérostiers» comprenant un verre de champagne, ainsi qu’un diplôme, tels qu’ils sont généralement offerts en France. Cette coutume n’est pas encore parvenu jusqu’ici. Mais qu’importe, nous étions rassasiés au-delà de nos espérances par cette magnifique promenade, découvrant pour ma part, une vision insoupçonnée de ce paysage de Chine que je croyais pourtant si familier, impressionné par son ampleur, par cette beauté diffuse, où la vie des villages se distille par petites touches parmi une profusion de pics, imperturbables, figés dans une mosaïque de rizières. Inoubliable !
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riziere de Chine


DIAPORAMA : Animation visuelle et sonore d'une balade en montgolfière plus vraie que nature. Lien de téléchargement en cliquant sur l’image ci-dessus.

Voir d'autres DIAPORAMAS...

Prix du vol en montgolfière (comprend le transfert de Yangshuo) : 600 RMB (55 euro) pour 1/2 heure de vol, et 800 RMB (75 euro) pour 1 heure de vol ; prix par personne. Ceci est le tarif habituel pratiqué par les hôtels et les agences locales (parfois plus cher). Néanmoins étant sur place je peux vous obtenir des tarifs plus avantageux, me contacter

Crédit photos : 9eme et 10eme photo - Philippe.

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Autres liens :

25 octobre, 2007

Au pays des Zhuang et des Yao

Femme Yao de Longji
Le district autonome de Longsheng, au nord du Guangxi, abrite une communauté variée d’ethnies dont les Miao, les Dong, les Yao et les Zhuang. Avec une population de quelque 15 millions de personnes, les Zhuang forment l'ethnie la plus importante de Chine, la plupart vivant dans cette région.

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C’est ici que se trouvent les célèbres rizières en terrasses de Longji, poétiquement nommées l'Épine dorsale du Dragon. Elles se déploient, en effet, à plus de 800 m d’altitude sur les pentes vallonnées des montagnes comme sur le dos d'un animal fantastique. Les terrasses sont si étroites qu’on dit qu'une grenouille peut sauter à travers trois rizières d’un coup. Se sont les ancêtres des Zhuang et des Yao qui au 13e siècle, y ont trouvé refuge, et ont sculpté ces montagnes arides en espaliers verdoyants.


Les paysages qu’offrent les terrasses varient considérablement au fil des saisons. Ainsi lors de ma visite avec Patrick et Yannick, nous précédions tout juste les récoltes, et les rizières se paraient de toutes les gammes de couleurs, ambrées et verdoyantes.


Deux semaines plus tard (cette fois-ci en compagnie de mes parents, des membres de la famille (André, Thérèse, Philippe, Lin Lin, Enzo, Xiao Lin, Lino, Bonnie) et des amis (Pierre et Françoise), les récoltes étaient achevées. Les cultures mises à nu révélaient un sol brut parsemé de paille brûlée, et de terrasses inondées où venaient miroiter les reflets du soleil couchant.


Autrefois un sentier en pavés était le seul lien avec le monde extérieur pour les hameaux de Longji, mais depuis les années 1990 une route en lacets a été construite jusqu’à un parking en contrebas du village de Pingan dont l’accès est payant. Du parking jusqu'au sommet du village on doit encore continuer l’ascension, à pied cette fois-ci, en empruntant le sentier d’origine, et en se frayant un passage devant une haie d’échoppes de bibelots et de souvenirs. Si cette marche d’une demi-heure vous rebute, vous pouvez toujours effectuer l’ascension en chaise à porteur !


De nombreuses villageoises avec leur panier sur le dos et en costume local, proposent également de porter vos valises.

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En fait, au fil des ans, Pingan est devenu un véritable centre touristique. Chaque habitation semble avoir été transformée en auberge familiale ou en hôtel. Cependant, en dehors du sentier principal, le village conserve un cachet certain, notamment le soir lorsque le calme enveloppe ses ruelles faiblement éclairées.


La campagne environnante, accessible par de petits sentiers, reste grandiose. Certains chemins conduisent vers des hameaux isolés. Prévoir plusieurs heures de marche entre chaque village. Sur le chemin, une ribambelle de villageoises peuvent vous servir de guide et vous inviter à manger. Cependant, si vous préférez randonner seul, les donzelles folklorisées peuvent se révéler particulièrement tenaces et obstinées. Elles vous talonneront à qui mieux mieux, et ceci quelle que soit l’ampleur, la gamme, ou l’originalité de vos rebuffades martelées !

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L’habit fait le Chinois. Il suffit de le revêtir pour faire partie d’une ethnie particulière. Pas sûr donc que ces charmantes demoiselles, à l’affût d’un portrait rémunérateur et sélectionnées pour leur beauté soient de pure souche : qu’importe, pour le Chinois cela marque l’importance du costume comme signe d’identité. Sa particularité est avant tout esthétique, même si le vêtement signifie bien plus pour les puristes. Mon oncle André m’a d’ailleurs certifié qu’il n’était pas resté insensible aux charmes des... costumes


Une femme Yao et ses longs cheveux enroulés sur la tête (décoiffées certaines chevelures peuvent toucher terre)



LIENS INTERNES


portrait chine sudAu pays des Dongs
Villages de Zhaoxing et de Chengyang.
Les tours des tambours.
Ponts du vent et de la pluie.

Au pays des Miao
Villages de Fanpai, Langde, Xijing...

Carte touristique du Guizhou
Carte en français et en grand format des principaux sites d'intérêts du Guizhou.
Liens vers d'autres cartes en chinois et en anglais.


femme yao de longjiLiens utiles :

Tribal textiles
Site en anglais avec de nombreuses photos et détails sur les villages des minorités, en particulier dans le Guizhou.

Couleurs de Chine
Une association de parrainages dans le Guangxi essentiellement pour les enfants de la minorité Miao.

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Autres liens :

28 mai, 2006

La Turquie


Une foule de nouvelles choses qui font plaisir à voir, ainsi que d'autres péripéties relatives à cette sympathique croisière.

ISTANBUL

Un peu plus d'une heure pour traverser la frontière, puis, après plus de 200 kilomètres de voie rapide un peu chaotique, c'est le grand plongeon dans le maelström d'Istanbul. Dans cette mégalopole de 16 millions d'habitants on ressent les premiers coups de boutoir de l'Orient et de l'Asie. La conduite devient plus musclée et tapageuse. Très vite nous nous égarons dans les embouteillages poussiéreux et les innombrables ruelles encombrées, mais enfin nous atteignons le vieux quartier de Sultanahmet où nous trouvons refuge dans une petite pension pour touristes (40 euros la nuit ; pt dej. Compris sur la terrasse avec vue sur le Bosphore !).

Pendant deux jours nous découvrons le centre de cette ville grisante et animée, où les buildings contemporains côtoient les mosquées byzantines ; où les tavernes traditionnelles et les vendeurs de rue jouxtent les fast food et où les minijupes de jeunes femmes se frottent au tchador noir des femmes plus conventionnelles ; tous se mêle à Istanbul, avec toujours en fond sonore le bruit des klaxons et les appels des muezzins qui retentissent en écho d'un minaret à un autre.
Nous sommes émerveillés par la Mosquée Bleue tout en lignes courbes harmonieuses, et restons bouche bée devant la grandeur et l'élévation de la grande coupole de Sainte-Sophie.


Expérience unique que de se perdre
dans le labyrinthe du grand bazar,
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et de savourer sur une terrasse extérieure un thé accompagné de quelques délices de la cuisine turque.



VOL DE NUIT

Nous quittons la mégalopole en bateau par une double traversée du Bosphore. Ce moyen de transport très usité est à la fois simple et économique. Puis nous gagnons le Sud du pays en franchissant une zone montagneuse peu habitée. La circulation disparaît presque tandis que les routes se rétrécissent et perdent une bonne partie de leur bitume.

C'est dimanche et les citadins se retrouvent en masse dans cette région boisée pour y chercher un bon bol d'air pur. Chaque recoin, chaque aire de fontaine - nombreuses sur le bord de la chaussée - est pris d'assaut par les pique-niqueurs. Vers 18 heures nous parvenons enfin à trouver un emplacement inoccupé et commençons à installer notre bivouac dans un bosquet de jeunes pins situé un peu à l'écart de la route.

Une jeune femme, plutôt charmante, se présente et tente d'engager la conversation. Ne pouvant dialoguer ensemble, tout cela se fit par gestes, et au bout d'une minute à peine, la demoiselle repartit tranquillement. Me retournant vers la voiture, Lino, de manière presque innocente et tranquille, m'annonce qu'une autre femme, pendant notre conversation, s'est glissée près de la voiture et a emporté le sac à dos de Xiao Lin.

Aussitôt, nous nous lançons tous les deux à la poursuite des chapardeuses. Mais une voiture grise, du type Renault Kangoo, le coffre grand ouvert (plaque d'immatriculation invisible), les attend au bout du chemin. Elles se jettent à l'intérieur et le véhicule démarre en trombe. Toujours en courant j'essaie de rattraper le véhicule, mais loin d'être dans un mauvais film, dans la vie réelle les voitures sont plus rapides que les hommes !

En toute hâte je retourne donc chercher mon AX, tandis que Xiao-Lin m'attend sur le bord de la route. Le temps que je revienne (le véhicule était bloqué par les deux tentes), la Kangoo avait rebroussé chemin et était reparti dans la direction opposée. Une manœuvre étrange qui a permis à Xiao-Lin de relever leur numéro d'immatriculation.

Seul dans la voiture, je me rends vite compte que je ne les rattraperai jamais, je décide donc de revenir prendre Xiao-Lin et les enfants et de nous rendre au prochain poste de police situé à 25 kilomètres. Hélas, nous ne sommes plus dans leur circonscription et il nous faut retourner une quarantaine de kilomètres en amont porter plainte auprès de la gendarmerie.

La déposition prend de nombreuses heures (le temps de trouver un interprète, de remplir les formulaires en plusieurs exemplaires, de retourner sur la place du crime pour y faire un schéma détaillé, etc.) ! Le seul élément qui aurait pu nous aider à les retrouver rapidement, à savoir le numéro de la plaque d'immatriculation, s'avéra incomplet (il manquait une lettre). Bref, résultat des courses, Xiao-Lin a perdu sa carte bancaire, sa carte de séjour française (mais pas son passeport, je l'avais avec moi), près de 70 euros, mon appareil photo numérique Canon, le double des clefs de la voiture, et une multitude de petits accessoires pratiques du genre crème solaire, anti-moustique, torches, dictionnaire franco-chinois, peluche de Bonnie...

La déposition se termine vers minuit. Les gendarmes, très avenants, nous ont offert à manger dans leur caserne, puis nous ont conduit au collège de la petite ville, dans un centre d'accueil pour les professeurs, où nous avons terminé la nuit.

Après ce malencontreux épisode, Xio-Lin est plus que réticente à vouloir poursuivre le camping sauvage, c'est donc dans les petits hôtels et sur les quelques terrains de camping existants que nous cherchons à faire halte.

Rencontres

Cela va faire plus d'une vingtaine de jours que nous sommes sur la route et la principale différence que je note par rapport à mon voyage à vélo se situe au niveau des rencontres. Sur les routes, enfermés dans notre véhicule, il n'y a bien sûr aucun contact avec la population. Cela devient seulement possible lors des quelques haltes dans les restaurants ou le soir dans les petits hôtels ou pensions familiales. Le choix de notre itinéraire nous conduisant par ailleurs vers les centres d'intérêt du pays, où les habitants habitués à la présence des touristes offrent un accueil un peu moins authentique.

Par bonheur, nous aurons eu la chance de retrouver une personne que j'avais rencontrée lors de mon periple à vélo, l'épicier de l'hôpital de la petite ville de Sarigol. Les retrouvailles furent émouvantes, même si nous avions de grosses difficultés à communiquer ensemble.



En revanche la voiture permet d'accéder plus rapidement aux sites d'exception et d'emprunter des itinéraires alternatifs plus intéressants qui peuvent devenir particulièrement usants à faire à vélo (en montagne notamment).


C'est ainsi que les jours se succèdent, à la decouverte des curiosités géologiques de Pammukale avec ses bassins de travertins blancs ;



Le littoral méditerranéen, le plus souvent défiguré par des chapelets d'hôtels et de restaurants, (La Turquie est un parc d'immenses chantiers de béton, souvent inachevés). Quelques perles subsistent comme la plage de Patara qui étire ses 20 km de plage de sable blanc, lieu de prédilection pour la nidification des tortues de mer. Une superbe route serpente sur la corniche, avec la montagne en arrière-plan, dévoilant ici et là de petites criques isolées...

Temps superbe (entre 30 et 35 degrés) pour traverser la Cappadoce est ses paysages fantastiques...

Camping à Göreme, réveillé à 6 heures du matin par le souffle puissant des brûleurs de montgolfières. Une quinzaine en tout qui profitent de la splendeur du site au lever du soleil. L’opération semble se répéter chaque matin.

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20 mai, 2006

la Grèce


Où la petite auto de la famille Leret poursuit son voyage, bien agréable en vérité, ou presque.

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Mer plate pour la traversée en bateau de Brindisi (Italie) à Igoumenitsa (Grèce) entre 19 h 00 et 3 h 00 du matin.

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Ayant acquitté notre place au prix plancher (34 euros par adulte ; 22 euros par enfant et 32 euros pour le véhicule), nous nous retrouvons parqués dans le bar-discothèque, secoués par une musique grecque, où les bouzoukis et les violes sont aussi tonitruants qu'assourdissants ! C'est donc quelque peu éreintés que nous sortons du ferry. Je roule dans la douce obscurité, les enfants s'endorment, et la nuit se termine pour nous, emmitouflés dans les duvets, à la belle étoile, sur une corniche en bord de mer couverte de cyprès et d'oliviers.



Avant d'entrer à l'intérieur des terres et de nous diriger directement vers la Turquie, nous opérons quelques détours vers le sud afin de goûter aux attraits du littoral grec parsemé de villages de pêcheurs, de criques pittoresques et de routes sans cesse coupées par ses incontournables troupeaux de chèvres.




C'est sur la presqu'île de Sinthonia (au Sud-Est de Thessalonique) que nous en apprécierons pleinement les charmes. Nous y prendrons une journée de repos salutaire sur un petit terrain de camping blotti dans une anse solitaire, parmi les pins maritimes, en bordure d'une plage de sable fin. Un excellent endroit pour fêter mon 40ème anniversaire.

Hélas la plupart des sites enchanteurs - répertoriés comme tels dans mon guide - se révèlent particulièrement dénaturés par la densité des infrastructures touristiques ; telle la Baie de Nidri sur l'île de Lefkada (côte ouest) transformée en station balnéaire ;

ou encore dans la haute montagne, le petit village pittoresque de Metsovo, inséré dans un cirque rocheux et réputé pour son cadre sauvage où survivent encore quelques ours et loups, mais dont les ruelles sont maintenant remplies de boutiques de vendeurs d'objets en bois sculpté et de fromages !

En dépit de cela, nous fumes totalement éblouis par l'un des plus beaux sites naturels qu'il m'ait été donné de voir : Les Météores. Une " forêt de rochers " aux formes fantastiques et aux parois vertigineuses qui portent à leurs sommets de célèbres monastères cénobitiques, refuges mystiques créés par les moines entre le 14ème et le 16éme siècle.

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Dans l’ensemble notre voyage en Grèce aura été nonchalant et reposant, bénéficiant d’un climat doux (entre 20 et 25 °C), tout juste entrecoupé d’averses orageuses.

Cependant, pour ne pas faillir à la règle, nous avons dû subir une fois de plus les aléas du camping sauvage. C’était notre dernière journée en Grèce, nous avions posé nos tentes à une dizaine de kilomètres de la frontière turque sur une prairie vallonnée herbeuse et semi-désertique (il y avait des moutons). La soirée fut calme, profitant d’un superbe coucher de soleil sur les montagnes. Mais vers 22 heures, alors que nous étions tous couchés après une dernière partie de cartes Uno, une violente pétarade brisa le silence de la nuit. C’était comme une salve de coups de feu, située à une centaine de mètres tout au plus, semblable au bouquet final d’un feu d’artifice. Xiao-Lin, toute retournée, jeta prudemment un œil à l’extérieur, mais aucune luminosité n’éclairait le ciel. Puis, au bout d’une minute, le bruit cessa tout aussi soudainement. Tandis que Xiao Lin soupçonnait la présence de chasseurs noctambules (nous avions aperçu quelques cartouches vides aux alentours), je cherchais en vain une solution plus plausible. Cinq minutes plus tard la fusillade reprit de plus belle. Mon flegme quelque peu désinvolte et puéril s’effaça vite devant l’anxiété croissante de Xiao Lin. Il fallut une fois de plus plier bagages en catastrophe, chargeant pêle-mêle enfants endormis et bagages dépareillés dans la voiture. Cahin-caha on s’en fut, terminant la nuit plus près de la civilisation en contrebas d’un pont d’autoroute, bruyant mais sécurisant ! Il fallut attendre le lendemain matin pour tirer l’affaire au clair. Aux premières lueurs du jour nous vîmes passer un convoi de militaires. Le doute n’était plus permis : nous avions planté nos tentes aux abords d’un champ de tir !

Diaporama : Impressions visuelles et sonores d'une tranche de Grèce...


Rouler en Grèce :

Etat des routes : Bon à moyen. Peu d'autoroutes, souvent gratuites.
Conduite : Plutôt bonne. Signalétique bonne (les panneaux sont indiqués avec les doubles caractères grecs et latins) à moyen. Peu de circulation en campagne, plus dense en ville mais fluide. Vitesse respectée. Quelques contrôles policiers et radars. Particularité : Le réseau routier est couvert de très nombreuses stations-service (sauf sur l'autoroute !).
Quelques prix : Diesel 1,00 euro ; Lait 1,2 à 1,4 euros ; Pommes 1,00 euro le kg. Camping entre 20 et 25 euros pour 4 pers.

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